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Mission au Népal du 4 au 8 juillet.

par Webmaster 31/07/2018

Avant d’aller en Chine, accompagner la délégation officielle de la CNHJ, Jean-Marie Cambacérès s’est arrêté au Népal du 4 au 8 juillet.

Les deux premiers jours, il a pu :

- avoir des rendez-vous avec l’ambassadeur de France Yves Carmona et ses principaux collaborateurs à l’ambassade de France,

- rencontrer Christian Manhart, , directeur pays de l’UNESCO, de nationalité allemande et parfaitement francophone,

- Avoir un rendez-vous avec le Docteur Pushpa Raj Kadel nouveau Président de la National Planning Commission et son adjoint Narayan Raj Poudel.

- déjeuner avec une dizaine de représentants francophones de la société civile notamment Shyam Mohan Shrestha président de la Chambre de Commerce franco-népalaise.

 

Les deux autres jours ont été consacrés à des visites à Katmandou, mais aussi à Patan, Nagarkot et Bhaktapour.

 

L’ambassadeur de France l’a accompagné à tous les rendez-vous et avait organisé le déjeuner avec  les francophones. Il n’a pas manqué de préciser à tous, qu’il était présent dans la suite de François Mitterrand lors de la visite d’Etat de ce dernier en 1983. Cela n’a pas manqué d’impressionner les interlocuteurs, la visite de François Mitterrand ayant été la seule d’un Président de la République  Française au Népal.

 

Le Président de la National Planning Commission a dit porter beaucoup d’espoir sur la stabilité gouvernementale, ce qui n’était pas le cas depuis de nombreuses années. Il espère que son organisme va prendre de l’importance pour développer l’économie. Il aimerait mieux associer les représentants des entreprises et d’autres forces économiques et sociales à la réflexion sur la planification. Il aimerait que la France soit plus présente sur le plan économique.

En réponse Jean-Marie Cambacérès indiqua qu’il comprenait le souhait de voir des partenaires économiques autres que l’Inde et la Chine s’intéresser au Népal. Il a promis au docteur Kadel qu’il parlerait de cette question au directeur général de l’AFD, qui à notre connaissance n’est pas habilité à intervenir au Népal. En ce qui concerne la participation de la société civile à la réflexion du Gouvernement, il expliqua comment fonctionnait le CESE français dont il était président de Section des affaires européennes et internationales et a promis qu’il enverrait des documents sur ce sujet à la NPC.

 

Lors du tour de table au déjeuner avec des Népalais francophones, tous ont dit leur amour de la France et de la culture française, mais tous ont aussi déploré les manques de moyens de l’ambassade de France pour les aider au rayonnement de la France : pas de section consulaire à l’ambassade de France (les dossiers de demandes de visas étant traités à New Delhi, une ou deux bourses seulement pour les étudiants de l’Alliance Française, etc…). Jean-Marie Cambacérès leur a dit qu’il transmettrait leurs remarques, mais sans beaucoup d’espoir, le projet de Budget pour le MAE prévoyant  encore une baisse des crédits et des effectifs. Par contre, il était prêt à les aider à Paris pour faire avancer au cas par cas des projets qu’ils auraient avec la France.

 

Les visites qu’il a effectuées ensuite l’ont été avec le guide francophone Sundar Khadka très au fait de l’histoire, la culture et les religions de son pays. Dans toutes les villes visitées il a pu voir les séquelles du tremblement de terre de 2015 sur les temples historiques, les immeubles privés ou les routes. Par exemple à Dubar Square à Katmandou, des monuments historiques devant lesquels il avait été pris en photo en 1983 avec Etienne Manach (invité lui aussi du Président Mitterrand) avaient disparu.

Jean-Marie Cambacérès a pu mesurer l’importance de l’hindouisme en visitant Changu Narayan ou Pashupatinath où ont lieu les crémations au bord de la rivière sacrée Pagmati  et où résident les fameux Sadhu Baba adeptes de Shiva errant aux alentours du temple, couverts de cendre et de teinture. Mais aussi le bouddhisme lamaïste dans le nord du pays de par l’influence proche du Tibet mais aussi d’une forte présence d’une diaspora tibétaine,  visible à Swoyambhunath, Bouddhanath (avec son moulin à prières géant) ou encore Namo Buddha.

 

En conclusion Jean-Marie Cambacérès souhaiterait que la France soit plus présente dans ce pays de 29 millions d’habitants, coincé entre la Chine et l’Inde, pour aider à son développement et à sa reconstruction.

 

Webmaster le 15 juillet.

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