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Jean-Marie Cambacérès s’est rendu à Astana, capitale du Kazakhstan du 13 au 17 juin, pour l’Exposition Internationale d’Astana et pour l’Astana Economic Forum, dont c’était le 10ème anniversaire.

Il visita tout d’abord l’Exposition Internationale notamment les pavillons de la France, de la Chine et le pavillon collectif des pays Africains. Le pavillon français est très réussi avec des galeries partant de grands savants français : Lavoisier, Pasteur, Joliot-Curie… pour arriver au grands groupes industriels français. Dans ce stand le groupe Peugeot a rappelé son histoire et expose un de ces derniers modèles. La Chine a mis en scène bien sûr son nouveau concept « One road, one belt: la nouvelle route de la soie ».

Le 15 il participa tout d’abord à un petit-déjeuner de travail sur le projet de l’AIFC (Astana International Financial Center) avec son gouverneur Keirat Kelimbetov. L’AIFC doit prendre le relais des bâtiments de l’Exposition Internationale début 2018.
En suite en tant que président de France-Asie et président de la Section des Affaires Européennes et Internationales du CESE (Conseil économique, social et environnemental) français, il fit un discours le matin sur le thème : « Pour une globalisation durable », dans le panel placé sous la présidence de Tatiana Valovaya membre de l’Eurasian Economic Commission Russe basée à Moscou.. L’après-midi, il participa à une table ronde avec le Premier ministre du Kazakhstan Bakytjian Saguintaïev, suivi d’un dîner avec lui.

Le 16, Jean-Marie Cambacérès participa à un autre atelier sur « La nouvelle route de la soie : one road, one belt » ouvert par Marc Uzan président de l’Association « Réinventons Bretton Woods » et coorganisateur du Forum. Ensuite il assista avec Marc Uzan à la session plénière de conclusion sous la présidence de Jacob Frenkel Chairman de JP Morgan International et en présence du Président de la République du Kazakhstan Sultan Nazarbaïev.

Cette participation à l’Astana Economic Forum a permis à Jean-Marie Cambacérès de mettre en valeur le concept de Conseil Economique Social et Environnement à la française et de prendre de nouveaux contacts pouvant être utiles pour France-Asie dans l’avenir avec des personnalités du Kazakhstan bien sûr, mais aussi de Russie, de Chine, du Japon, de Corée et d’autres pays d’Asie et du Caucase.

Session présidée par Tatyana Valova responsable de l’Eurasian Economic Commission (Moscou. Russie).

Madame la Présidente,

Excellences, mesdames, messieurs,

Je tiens tout d’abord à me présenter. Mon nom est Jean-Marie Cambacérès. Je suis français, ancien député, président de la Section des Affaires Européennes et Internationales (AEI) du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) français. Le CESE est la troisième assemblée constitutionnelle de la République Française avec le Sénat et l’Assemblée Nationale.

 1) Introduction.

Tout d’abord, je voudrais saluer l’initiative du Président Noursultan Nazarbaïev pour avoir eu l’idée du Forum Economique d’Astana qui est devenu de plus en plus important et qui fête cette année son dixième anniversaire. Je remercie aussi les organisateurs pour leur invitation, notamment Marc Uzan par ailleurs président du ReinventingBretton Woods Committee..
Je viens régulièrement depuis une quinzaine d’années au Kazakhstan et j’ai pu voir l’évolution considérable du pays et d’Astana. J’aime beaucoup le Kazakhstan. J’y ai fait de nombreuses missions avec des entreprises françaises et des Universités : à Astana, à Almaty, à Pavlodar, à Atirau ou encore dans les régions du sud-est à la frontière avec la Chine.
J’ai co-produit un film au Kazakhstan, le titre était Ulzhan, avec l’actrice Kazakhe Ayanat Ksembaï, et nous avons été sélectionnés au Festival de Cannes, hors compétition. Je suis venu aussi avec le Président de la République Française François Hollande lors de sa visite d’Etat fin 2014.Enfin je dois rappeler que François Mitterrand l’ancien Président Français a été le premier chef d’Etat occidental à venir au Kazakhstan après l’indépendance, et ce en 1993. Pour toutes ces raisons, je suis très honoré d’être là aujourd’hui, en tant que Français, pour vous faire part de quelques réflexions sur le thème : « Le nouveau chapitre pour la Globalisation. Un futur incertain » ou « Pour une globalisation durable ».

 2) Une mauvaise passe pour la Globalisation.

L’échec du long « cycle de Doha » lancé par l’OMC, aurait pu être remplacé par des négociations et des accords multilatéraux dans des zones géographiques « régionales »  importantes mais pas globales (Traité Transpacifique, Tafta), mais l’élection de Donald Trump a cassé ces perspectives. Les USA se sont retirés du traité Transpacifique et ont arrêté les discussions avec l’UE pour le Tafta. Parallèlement en Europe ce genre de traité était de plus en plus contesté par les opinions et des partis populistes. L’Union Européenne elle-même est contestée par la montée des extrêmes et doit faire face au défi du Brexit. Donald Trump a encore redit ses souhaits de protectionnisme au G7 du 28 mai. Mais tout n’est pas perdu. Paradoxalement, c’est le Président Chinois Xi Jinping qui a déclaré au dernier sommet de l’APEC puis à Davos qu’il souhaitait que l’ouverture commerciale et les échanges mondiaux se poursuivent. Récemment à Pékin, il a consolidé l’initiative de la Chine « One road, one belt » (La nouvelle route de la soie).Par ailleurs l’accord CETA entre le Canada et l’UE a été voté par le Parlement Européen, et peut-être allons-nous assister à un sursaut de l’Europe après l’élection du nouveau Président Français Emmanuel Macron qui souhaite relancer des initiatives avec Angela Merkel. Mais même si tout cela marche, ça ne suffira pas pour que les peuples retrouvent confiance en la Globalisation.

 3) Les « trois piliers ».

Pour que la Globalisation soit acceptée par les peuples du monde entier il faut qu’elle soit au service d’un développement durable et favorable aux « trois piliers » : l’économique, le social et l’environnemental. Il faudra aussi qu’elle respecte plus les langues et les cultures du monde et les Nations. Le bilan économique de la Globalisation ces 30 dernières années a été globalement bon, notamment pour l’Asie, où des centaines de millions d’individus sont sortis de la pauvreté. Mais cela s’est accompagné de la création d’inégalités de moins en moins tolérées par les populations même dans les pays bénéficiaires et de par la concurrence déloyale. Des secteurs économiques entiers ont été détruits entrainant des phénomènes d’appauvrissements et de chômage dans les pays développés parmi les classes sociales victimes des mauvais côtés de la mondialisation. Le tout accompagné de pollution de plus en plus importante, du réchauffement de la planète et la destruction inconsidérée des ressources naturelles. La mondialisation et la globalisation ne pourront se poursuivre sans catastrophe, que si elles sont au service d’un « développement durable ». Le CETA par exemple est plus acceptable que le TAFTA. Les entreprises et les sociétés financières se mettent de plus en plus aux normes ISR. La Green Finance se développe. Les accords de nouvelle génération ne sont pas seulement commerciaux et douaniers, mais portent aussi sur l’harmonisation des normes (environnementales, techniques, sanitaires, sociales…), le respect de l’état de droit, la protection intellectuelle, le règlement des différends entre investisseurs et Etats, etc… La Cour Européenne de Justice a donné un avis le 9 mai, qui a été immédiatement repris par la Commission Européenne précisant que  pour tous ces accords, comme il ne s’agit pas seulement de commerce (compétence exclusive de l’UE), les Parlements nationaux retrouveront leurs compétences et un droit de regard sur les traités de ce nouveau type. Ces accords négociés par la Commission, ne devront pas être validés seulement par le Conseil Européen et par le Parlement Européen, mais aussi par les Parlements nationaux. Les sujets sont très nombreux et complexes et il est difficile pour les administrations d’être mobilisées en permanence seuls sur tous ces problèmes surtout sociaux et environnementaux, sans oublié la place des femmes partout. Il est nécessaire d’impliquer de plus en plus les représentants de la société civile à tout cela. Lors de la COP 21, on a vu l’importance de la société civile organisée et des ONG dans la réussite des travaux de la Conférence par leur mobilisation. La France a une assemblée spécifique pour représenter la société civile : le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE). Je voudrais donc conclure sur cela et l’intérêt éventuel d’une telle structure pour le Kazakhstan.

4) Pour le Kazakhstan.

L’intérêt de nos débats est de faire avancer la réflexion d’une manière globale mais de pouvoir permettre aussi au pays hôte de prendre des idées concrètes qu’il pourrait appliquer. Le Kazakhstan devra continuer à : développer ses accords régionaux comme l’Eurasia Economic Union, diversifier son économie, accepter les investissements étrangers, réaliser le projet d’Astana International Financial Center (AIFC)… L’initiative chinoise de la « nouvelle route de la soie » va sûrement lui donner de nouvelles opportunités. Mais au-delà il faudrait qu’il développe tout ce qui peut contribuer à un développement durable : pas seulement économique mais aussi social et environnemental. Pour cela, il serait peut-être intéressant que soit institutionnalisé un organisme de vigie permanente associant les représentants de la société civile pour suivre et donner des avis au Gouvernement Kazakhe sur tout cela. Je voudrais pour cela modestement donner l’exemple du Conseil économique social et environnemental français (CESE), dont le modèle a inspiré la création et l’organisation du Comité économique et social européen. Le CESE français existe depuis longtemps, mais a été renforcé par le Général de Gaulle. Il comporte 233 membres et est une des 3 Assemblées constitutionnelles de la République Française avec le Sénat et l’Assemblée Nationale. Son but et de donner des avis au Gouvernement. Il rassemble 3 grands ensembles : économique (avec les représentants des chefs d’entreprises et des professions libérales), social (avec les représentants des syndicats, des familles, des jeunes, des fondations et associations à vocation sociale ou caritatives) et environnemental (des ONG, des associations de protection de la nature). Il y a aussi un groupe de « personnalités qualifiées » nommées par le Président de la République. Le CESE peut être consulté par le Premier ministre pour des projets de traités internationaux ou des projets de loi. Le CESE peut aussi s’autosaisir quand un sujet lui semble important. Enfin il peut recevoir des pétitions citoyennes. Le but du CESE est de représenter la société civile, il est différent de celui de l’Assemblée Nationale des peuples du Kazakhstan (qui rassemble les représentants des religions et des ethnies). Malgré cela j’ai rencontré l’année dernière son président Yeraly Tugzhnov et nous avions pensé coopérer, mais le président du CESE français Patrick Bernasconi, n’avait pas souhaité confirmer ce projet car il pensait que les buts étaient trop différents. Le Kazakhstan pourrait, soit élargir la composition et les buts de l’Assemblée nationale des peuples soit créer un autre Conseil pour les représentants de la société civile. Cela pourrait être permettre au Kazakhstan d’intégrer le réseau de l’AICESIS qui regroupe 70 CES et Institutions Similaires du monde (y compris de la Chine et de la Russie) et est basé à Bruxelles. (Il existe un autre réseau l’UCESIF, mais uniquement francophone). Le CESE français serait prêt à proposer son assistance pour la réalisation éventuelle de ce projet, si le Kazakhstan le souhaitait. Cet organisme serait l’observateur et le pourvoyeur d’idées pour le Gouvernement Kazakhe pour une « globalisation durable ». Pour votre information, lors de leur rencontre à Versailles le 29 mai, le nouveau Président Français, Emmanuel Macron et le Président Russe, Vladimir Poutine ont évoqué la création d’un forum franco-russe des sociétés civiles. La mondialisation est une réalité sur laquelle on ne reviendra pas, mais on doit en maîtriser et en humaniser l’avenir.

Merci de votre attention.

Discours en Russe

Ваши Превосходительства, дамы и господа,

Здравствуйте, я Жан-Мари Камбасэрэс, бывший член французского парламента, президент

Комиссии по европейским и международным делам.

1) Введение

Для начала, я хотел бы поблагодарить господина Нурсултана Назарбаева за проявленную

инициативу создания Экономичесго форума в Астане, который становится все более и более

значимым в последние 10 лет. Я также благодарю организаторов за приглашение.

Я часто приезжал в Казахстан на протяжении 15 лет и мог заметить значительный прогресс

Казахстана и Астаны. Во время моих многочисленных командировок в этой стране, я работал с

французскими предприятиями и университетами в Астане, Алмате, Павлодаре, Атырау, а также в

юго-восточных регионах на границе с Китаем.

Помимо этого, в Казахстране я снял фильм под названием « Улжан », с известной казахской

актрисой Аянат Ксенбай, фильм который был отобран для показа вне конкурса на Каннском

фестивале.

В 2014 г. я осуществил визит в Казахстан в составе делегации президента Франции Франсуа

Олланда, во время государственного визита.

Наконец, хотелось бы напомнить, что бывший президент Франсуа Миттеран был первым

западноевропейским президентом, посетившим РК после принятия независимости.

Именно поэтому для меня большая честь присутствовать на Астанинском Экономическом форуме

и принять участие в размышлениях на тему: « Новая глава глобализации. Необозримое

будущее», а также на тему « устойчивого развития ».

2) Отрицательные стороны Глобализации.

Длительные циклы Дохи, курируемые ВТО и потерпевшие крах, могли бы быть заменены

переговорами и многосторонними соглашениями в ключевых, но не глобальных географических

зонах (трансокеанское соглашение, Трансатлантическая зона свободной торговли), но избрание

Дональда Трампа нарушило эти планы. США вышли из Трансокеанского соглашения и перестали

сотрудничать в Трансатлантической зоне свободной торговли.

Параллельно в Европе этот вид сделок был поставлен под вопрос мнениями и партиями

популистов. Европейский Союз в свою очередь также оспаривается движением правых и должен

противостоять вызову Брэксита. Дональд Трамп еще раз напомнил о своем протекционистском

мнении странам большой 7-ки 28 мая.

В то же время, не все потеряно: китайский президент Си Цзиньпин на саммите ОПЕК (организация

стран экспортеров нефти) в Чили в г. Давосе (Швейцария) поддержал идею о продолжении

коммерческих и международных отношений. Недавно в Пекине он укрепил инициативу Китая

« Одна дорога, один пояс » (Новый шелковый путь).

Соглашение о свободной торговле между Канадой и Европейским Союзом было одобрено

Европейским парламентом, и, возможно, мы будем наблюдать подъем Европы вследствие

сотрудничества новоизбранного президента Франции Эмануэля Макрона и Ангелы Меркель,

целью которых является продвижение глобализации.

Но всего этого недостаточно, чтобы люди могли доверять Глобализации.

3) Для того, чтобы глобализация была одобрена людьми всего мира – нужно, чтобы она

отвечала требованиям устойчивого развития и соответствовала трем составляющим:

экономической, социальной и экологической.

Экономические итоги за последние 30 лет в целом неплохи, особенно для Азии, где сотни

миллионов человек вышли из бедности. Но все это сопровождалось неравенством среди слоев

населения и недобросовестной конкуренцией. Целые экономические сектора были разрушены,

провоцируя обеднения в развивающихся странах среди социальных классов, которые были

жертвами отрицательной стороны глобализации.

Все это сопровождалось все более интенсивным загрязнением окружающей среды.

Глобализация может продолжаться без катастроф только в том случае, если она служит на благо

« устойчивого развития ».

Соглашение о свободной торговле между Канадой и Европейским союзом на сегодняшний день

является более приемлемым, чем Трансатлантическая зона свободной торговли.

Предприятия и финансовые учреждения все чаще следуют нормам социального инвестирования.

Соглашения нового поколения являются не только коммерческими и таможенными, но и касаются

урегулирования (экологических, технических, санитарных норм), а также распространяются на

интеллектуальную собственность, на разрешение споров между инвесторами и государствами.

Решение Суда Европейского Союза, вынесенное 9-го мая и сразу же принятое Комиссией, уточняло,

что национальные Парламенты будут иметь право инспекции над соглашениями подобного нового типа,

т.к. эти соглашения касаются не только коммерции. Эти соглашения, которые были освещены

Комиссией, должны быть решены не только Советом Европы и Европейским парламентом, но и

национальными Парламентами.

Для решения вышеперечисленных многочисленных и сложных проблем, особенно социальных и

экологических, должны быть постоянно мобилизованы администрации. Во время Конференции

по климату в Париже (COP 21), также была выявлена важность гражданского общества и

неправительственных организаций

4) Перспективы для Казахстана

Цель наших дискуссий заключается в достижении комплексного прогресса, а также дать

возможность принимающей стране почерпнуть конкретные идеи для применения. Казахстан

должен продолжать улучшать свои региональные соглашения, диверсифицировать экономику,

принимать иностранные инвестиции, в том числе реализовать проект AIFC (Astana International

Financial Center), но кроме того нужно чтобы Казахстан развивал все то, что способствует

устойчивому развитию.

Для этого, вероятно, стоит рассмотреть возможность создания постоянного органа с участием

представителей гражданского общества.

Для этого я хотел бы привести скромный пример Совета по вопросам экономики, общества и

окружающей среды Франции. Европейский экономический и социальный комитет был создан по

французской модели.

Экономический совет существует уже давно, но был консолидирован Генералом Де Голлем, он

включает 233 члена и является одной из трех конституционных ассамблей Франции, наряду с

Сенатом и Национальной Ассамблеей.

Целью его является донесение мнения гражданского общества государству. Совет объединяет 3

ключевые составляющие: экономическая (с представителями руководства предприятий и

свободных профессий, таких как адвокаты, медики), Социальная составляющая (с

представителями синдикатов или профессиональных организаций, семей, молодежи, фондов и

организаций работников или благотворительных организаций) и экологическая

(неправительственные организации, ассоциации по защите природы). Также существуют группы

квалифицированных лиц или экспертов, назначенные президентом Республики.

Экономический совет облечен полномочиями консультировать Премьер министра во время

проектов по международному сотрудничеству или различного рода законопроектов. Совет также

может рассматривать иные проблемы, в случае если посчитает их важными. Совет также может

собирать петиции граждан.

Таким образом, Экономический, социальный и экологический совет представляет гражданское

общество и его мнение. Он отличается от Национальной Ассамблеи граждан Казахстана, которое

объединяет представителей религий и этносов. Несмотря на это, при встрече с президентом

Ассамблеи граждан Казахстана Ералы Тугжанова было принято решение от сотрудничестве, но

президент Экономического совета Франции решил не подтверждать этот проект, т.к. он посчитал,

что цели этих двух организаций сильно отличаются друг от друга.

Казахстан мог бы либо расширить цели и задачи Национальной Ассамблеи народов Казахстана,

либо создать другую организацию. Это могло бы быть полезно для Казахстана и позволило бы ему

интегрироваться в Международную Ассоциацию экономических и социальных советов и схожих

институтов, которая объединяет 70 Экономических и социальных советов в мире (которая

включает Китай и Россию) с штаб квартирой в Брюсселе. (Существует и другая сеть – это

Генеральная Ассамблея Союза экономических и социальных советов и аналогичных учреждений

государств-членов и правительств франкоговорящих стран, т.е. Ассамблея для франкоговорящих

стран.)

Экономический Совет Франции будет готов помочь в этом проекте Казахстану, если он пожелает в

нем участвовать. Этот орган будет наблюдательным и будет поставщиком идей для « устойчивого

развития ».

Для вашего уведомления, в ходе встречи в Версале 29 мая Президент Франции Эммануэль

Макрон и Президент России Владимир Путин решили создать франко-русский форум гражданских

обществ.

Глобализация – это реальность, которую нельзя игнорировать, поэтому в наших интересах

облегчить наше будущее.

Спасибо за ваше внимание.

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