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Lettre France Asie n69

par Webmaster 15/05/2016

Nouvel essai nucléaire

Le 6 janvier, la Corée du Nord a annoncé avoir mené « avec succès » son premier test d’une « bombe à hydrogène miniaturisée ».
L’information confirme les analyses des Américains, Chinois, Japonais et Coréens du Sud d’une activité sismique anormale près du site d’expérimentation nucléaire de Pungeeri dans le nord-est de la Corée du Nord. Toutefois, la modicité des secousses et leur similarité avec le troisième essai de 2013 laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’une bombe à hydrogène.
Quoi qu’il en soit, ce nouveau test a pour but de montrer la détermination du régime, sa volonté de poursuivre sa logique opérationnelle et de marquer les esprits, deux jours avant l’anniversaire de Kim Jong-un et à l’approche du Congrès du Parti du Travail prévu en mai (le premier depuis 1980). La communauté internationale a condamné cet essai et le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est réuni dès le lendemain pour condamner ce tir réalisé en violation des résolutions de l’ONU. De nouvelles sanctions à venir ont été annoncées.

Tir de fusée à longue portée

Moins d’un mois après le quatrième test nucléaire, la Corée du Nord a procédé avec succès au lancement d’une fusée longue portée à partir du site de Dongchang-ri. La fusée a lâché son premier étage au-dessus de la mer Jaune, a survolé l’archipel japonais d’Okinawa et a placé en orbite le satellite de communication Kwang Myong Song 4.
Une nouvelle réunion d’urgence Conseil de Sécurité a été convoquée.
Ce nouveau coup d’éclat démontre l’impuissance ou l’absence de la réelle volonté de Pékin à discipliner son allié turbulent.
Le scénario se répète : essai nucléaire puis balistique, tollé international, sanctions du Conseil de Sécurité, nouvelles phases de tension… Depuis que l’administration Bush a fait voler en éclats en 2002 l’accord de 1994 qui gelait le programme nucléaire nord-coréen, le cycle provocations–sanctions–provocations se poursuit. Mais à chaque crise, la barre d’une négociation est placée un peu plus haut en raison des progrès accomplis dans l’intervalle par Pyongyang en matière de nucléaire et balistique.

Sanctions, contre-sanctions

Les USA en accord avec la Chine ont présenté un projet de résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU le 25 février, pour étendre et alourdir les sanctions contre la Corée du Nord. Ce texte a été adopté à l’unanimité le 2 mars. Sur le papier, c’est un texte sans précédent.
Pyongyang a réagi dès le 3 mars en effectuant des tirs de courte portée en mer du Japon, puis le 18 mars par deux tirs de missiles balistiques à moyenne portée. Le 1er mars Pyongyang s’est retiré du conseil des droits de l’homme de l’ONU.

L’AFP ouvre un bureau à Pyongyang

L’AFP aura une représentation permanente en Corée du Nord, après l’Associated Press (AP) présente depuis 2012, l’agence chinoise Xin Hua, la japonaise Kyodo et la russe Itar-tass.
Le contrat a été signé le 19 janvier par Emmanuel Hoog, PDG de l’AFP, et Kim Ho-ryong, vice-président de l’agence de presse nord-coréenne KCNA. Les bureaux de l’AFP seront dans les locaux de la KCNA.
L’ouverture du bureau de l’AFP à Pyongyang, signe d’une volonté de « désenclavement » du régime nord-coréen, est un geste en direction de la France qui est le seul pays de l’Union Européenne à ne pas avoir de relations diplomatiques avec la RPDC.

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