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Lettre de France-Asie n72

par Webmaster 16/01/2017

Un choc monétaire mal géré

A la veille d’une année 2017, chargé de rendez-vous électoraux, le Premier ministre indien Narendra Modi, tente de reprendre la main dans un pays encore groggy par le choc monétaire qui lui a été infligé il y a deux mois.
Début novembre, le gouvernement a brutalement retiré leur valeur aux billets de 500 à 1000 roupies (7 à 14 euros) lesquels représentaient 87% de l’argent en circulation.
Habituée à effectuer 9 transactions sur 10 en liquide pour payer : les denrées alimentaires, l’eau, l’électricité, le loyer, l’autobus ou le médecin, la population s’est retrouvée dans un embarras sans précédent.
Chacun a dû rapporter à la banque les billets démonétisés ou s’en remettre à un voisin quand il n’avait pas de compte bancaire. Or, malgré la promesse du Premier ministre de rétablir une situation normale avant le 31 décembre, les banques n’étaient toujours pas en mesure à cette date de réinjecter l’argent disparu dans les circuits économiques, faute d’être suffisamment alimentées en nouvelles coupures.
La banque centrale n’a pas pris les dispositions nécessaires pour imprimer ces dernières à l’avance et en attendant, les Indiens se débrouillent comme ils peuvent.

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