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Lettre de France-Asie n62

par Webmaster 9/07/2014

Coup d’état militaire

Après des mois de manifestation, le « coup d’état judiciaire » attendu a eu lieu. Le mercredi 7 mai, la cour constitutionnelle a destitué la première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra. Elle a été remplacée à son poste par le ministre du Commerce, 25 membres du gouvernement ayant été épargnés par la Cour.
Les « chemises jaunes » opposées au gouvernement ont décidé de lancer la « bataille finale » pour renverser le reste du gouvernement.
Après deux jours de loi martiale, l’armée conduite par le général Prayuth a pris le pouvoir, arrêté Yingluck Shinawatra et d’autres leaders des partis, suspendu la Constitution, installé un couvre-feu et instauré une censure dans les médias et les réseaux sociaux. Le coup d’état, dont les « chemises jaunes » se sont félicitées, a été officialisé le 22 mai.
Le putsch a été condamné à l’étranger notamment par les USA, la France et la Grande-Bretagne et est déjà critiqué en Thaïlande. Les observateurs objectifs pensent que le putsch ne peut qu’engendrer une nouvelle détérioration de la situation, comme lors du dernier coup d’Etat qui n’avait rien réglé.
Devant la poursuite de manifestations sporadiques de « chemises rouges », l’armée a déployé des milliers de soldats dans la capitale, le général Prayuth a écarté toute possibilité d’élections avant 15 mois.
Un nouveau leader des « chemises rouges » a été arrêté le 6 juin.
Les industriels étrangers sont inquiets de la situation politique : 400 projets pour 15 milliards de dollars sont déjà bloqués. En avril, le nombre de projets d’investis-sements étrangers a reculé de 41 % et de 46 % pour les projets japonais qui en général représentent 1/3 de la totalité des projets.

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