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Lettre de France-Asie n61 Thaïlande

par Webmaster 28/04/2014

Crises politiques

Les opposants qualifiés de « chemises jaunes » et opposés à la première ministre Yingluck Shinawatra, ont continué à bloquer le centre de Bangkok mais ils n’ont pu empêcher les élections anticipées du 2 février sauf dans quelques bureaux de vote ; ils les ont cependant boycottées. Le parti Phen Thaï soutenant Yingluck est donc sorti victorieux. Mais cela n’a pas réglé la crise, les opposants continuant à tenir la rue.
Malgré la retenue de l’armée et de la police, les violences se sont développées et fin février on déplorait une vingtaine de morts et 700 blessés. Mais fort de sa légitimité démocratique, la première ministre ne cède pas. Le 22 janvier, elle avait décrété l’état d’urgence à Bangkok.
Les grandes institutions judiciaires réputées hostiles au gouvernement pourraient s’orienter vers un « coup d’état judiciaire » comme déjà dans le passé. Yingluck a été convoquée par l’agence anticorruption qui lui reproche des corruptions dans la gestion des subventions aux riziculteurs. Elle ne s’y est pas rendue et a envoyé son avocat.
Les manifestants se faisant de plus en plus clairsemés, et le mouvement d’opposition s’épuisant, Yinluck a levé l’état d’urgence le 18 mars. Le 21 mars, la Cour constitutionnelle a invalidé les élections du 2 février. Les deux camps « rouges » et « jaunes » ont manifesté encore ces derniers jours. La crise continue.

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